Le 4 août à 15h45, Arte re-diffusera le documentaire « Le mystère mérou » réalisé par Laurent Ballesta et Gil Kebaili.
Été 2014, sur l’atoll polynésien de Fakarava. Le biologiste marin, photographe et plongeur Laurent Ballesta parvient à observer, avec son équipe, un rassemblement de milliers de mérous marbrés à un moment unique. Chaque année, ces poissons font un long voyage pour se réunir dans une passe et y attendre le jour de la pleine lune afin de se reproduire tous en même temps, dans une chorégraphie brève et spectaculaire. Curieusement, les mâles se combattent violemment alors que la reproduction se fera en groupe et que seul le hasard semble décider de ceux qui auront une descendance. Chaque nuit, des centaines de requins gris profitent alors de l’aubaine pour dévorer les poissons. Mais pourquoi les mérous attendent-ils ce jour précis et prennent-ils autant de risques ? C’est pour répondre à ces questions que Laurent Ballesta et son équipe, avec le soutien des chercheurs du CNRS de Moorea, ont monté cette nouvelle expédition scientifique, « Gombessa II » – la première étant consacrée au cœlacanthe, le fabuleux poisson préhistorique.


Des chercheurs viennent de découvrir le premier poisson capable de réguler sa température de manière autonome, comme un mammifère ou un oiseau. C’est en étudiant de près les branchies d’un spécimen capturé au large des côtes de la Californie que les chercheurs ont découvert le secret du tout premier poisson à sang chaud jamais identifié. « J’ai tout de suite noté qu’il y avait là quelque chose d’unique », raconte Nicholas Wegner, l’auteur principal de cette découverte.En général, au niveau des branchies, la circulation sanguine des poissons se limite à quelques gros vaisseaux qui conduisent le sang vers et hors de la zone. Or, dans le cas du lampris-lune, ses branchies étaient au contraire irriguées par un complexe réseau d’artères et de veines intimement mêlées, connu sous le nom de « rete mirabile » (du latin, réseau merveilleux) et pouvant servir d’échangeur thermique. Le tout étant enveloppé dans une couche de gras relativement épaisse, aux vertus isolantes. Le saumon des dieux pourrait-il faire partie du club des animaux à sang chaud (ou endothermes) dont les poissons ont toujours été exclus ? Car si les thons, les marlins et certains requins sont capables de réchauffer certaines parties de leur corps, ils n’y parviennent que pendant un laps de temps relativement court, après quoi ils doivent impérativement regagner des eaux plus chaudes.
ratifs sont à découvrir. Inspirés des découvertes scientifiques réalisées à l’occasion des expéditions Tara Océan sur le plancton marin, un écosystème complexe composé d’organismes souvent microscopiques qui dérivent au gré des courants marins, les artistes présentent entre autres des dessins, des gravures et des sculptures.

